Pratique

Yoyo fait des cadeaux pour encourager le tri des déchets

Explication du concept de la start-up Yoyo. Source : yoyofrance.com

Le tri sélectif vous paraît fastidieux ? Verre, plastique, carton, ordures ménagères résiduelles, déchets verts… Il faut prendre le coup de main ! Or, pour encourager les gens à faire le tri, il y a deux grands moyens. Le premier, c’est le matraquage, comme en Allemagne : un tri oublié ou mal fait, et c’est une amende pour tout l’immeuble. Sinon, il y a une stratégie plus douce : celle de la start-up Yoyo, qui donne de bons points aux trieurs fidèles… Voyons ensemble comment un tel business model peut tenir la route.

Allier innovation et écologie

L’environnement est devenu une question incontournable de nos sociétés et des campagnes politiques. Souci authentique ou prétexte militant, tout le monde s’en empare. Les mouvements écologistes n’ont plus, depuis plusieurs années, le monopole du développement durable. En outre, ce dernier est pour bien des États un excellent terreau pour créer de nouvelles taxes ou obligations, mesures pas toujours bien acceptées des populations, comme avec l’augmentation des prix du diesel…

Dans ce contexte, concernant l’élimination des déchets, la start-up bordelaise Yoyo a décidé d’adopter une tactique des plus pédagogiques. Elle souhaite passer par l’incitation, via la carotte et sans le bâton. À l’heure actuelle, ce concept n’est destiné qu’aux Bordelais et à certains Lyonnais, et au plastique. Le but du jeu, si l’on peut dire, est de remplir des sacs de couleur orange spécialement distribués par l’entreprise. Le tout s’appuie sur un portail en ligne et des coachs locaux. Pour chaque sac plein, les habitants reçoivent des points. En cumulant ces derniers, ils finissent par avoir accès via l’e-boutique Yoyo à des récompenses locales couvrant aussi bien les univers culturel et récréatif que sportif ou alimentaire. Les spectacles et rencontres sportives ont particulièrement la cote. France 3 Aquitaine a consacré un reportage à ce projet :

La motivation est ainsi attisée, avec de plus un recyclage local des déchets, chaque sac étant numéroté et tracé. Les Bordelais peuvent dès lors savoir ce qu’est devenue leur bouteille en plastique, par exemple. Les sacs Yoyo sont pris en charge à Bègles par Veolia et par RV Plastiques Atlantique près de Bayonne, après être passés entre les mains des services postaux ou de l’atelier Remuménage.

Yoyo ne fait pas le yoyo

Le concept de Yoyo a été lancé à Bordeaux à la fin du printemps 2017, peu après la création de la start-up en février 2016. Il fera probablement des émules, car il a su convaincre de nombreux Bordelais. D’ailleurs, très bientôt, le recyclage du plastique devrait être doublé de celui des articles de salle de bains. Avec bien entendu des sacs aux dimensions plus réduites. En outre, la start-up est déjà active, depuis peu, à Lyon. La mairie du 9e arrondissement puis la métropole du Grand Lyon ont en effet beaucoup apprécié le projet.

Nulle doute que d’autres communes d’envergure seront bientôt concernées. Marseille, Nice et Mulhouse devraient l’être dès cette année. Enfin, une partie de l’équipe est déjà basée à Paris, où la SAS actuelle est immatriculée. Le fondateur et président de Yoyo est Éric Brace de La Perrière. Il a établi son siège dans le 6e arrondissement de la capitale. Sans surprise, de plus en plus de Français apprécient son innovation :

La jeune entreprise Yoyo peut compter sur de nombreux soutiens. Nous y trouvons notamment Carrefour, Aquitanis (l’office public de l’habitat de Bordeaux Métropole), Bordeaux Métro Pulse (un laboratoire d’innovations urbaines girondin), La Poste, Veolia, Bouygues Immobilier, Mériadeck, etc. Des débuts sur les chapeaux de roues donc !

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