Bien que l’un des plus grands producteurs de minerais et de gaz d’Afrique, le Mali reste aujourd’hui un pays très pauvre. Si certains pointent du doigt la mauvaise gouvernance, d’autres accusent la France et les grandes compagnies de faire main basse sur cette richesse. Le businessman et homme d’affaires Aliou Diallo pense, lui, qu’« il est temps que le Mali protège ses ressources minières et gazières ».

Le Mali est un pays riche en minerais. Il est notamment le 5e producteur d’or d’Afrique avec près de 50 tonnes par an. Son sous-sol contient également d’énormes gisements de gaz naturel. Malheureusement, toutes ces richesses ne profitent qu’aux grands groupes mondiaux, qui rapatrient les capitaux dans leurs pays. Des hommes politiques montent aussi au créneau pour réclamer des décisions fortes afin d’encourager les nationaux à investir dans ces secteurs, sans pour autant fermer la porte à ceux venant de l’étranger. Parmi eux, Aliou Boubacar Diallo, PDG d’Hydroma, pionnière de l’hydrogène naturel au monde.

Empêcher l’action nocive des Lobbys

Dans une nouvelle tribune, le milliardaire malien dénonce les basses manœuvres de certaines entreprises étrangères contre des groupes nationaux comme le sien. « J’interpelle les autorités françaises à ne pas permettre aux Lobbys et aux médias des sociétés pétrolières et gazières de saboter ou de retarder le développement et la mise en production du plus grand gisement d’hydrogène naturel au monde, qui se trouve au Mali », a-t-il écrit. Aliou Diallo appelle aussi le peuple malien à se tenir debout contre tous ceux qui veulent entraver le développement durable de leur pays. En revanche, il estime que les sociétés étrangères qui investissent normalement au Mali et qui contribuent à l’augmentation du Produit Intérieur Brut méritent le soutien et l’accompagnement de l’Etat.

Soutenir pleinement les entrepreneurs maliens

Aliou Diallo précise qu’il ne fait que défendre les intérêts de son peuple, celui qu’il veut diriger dans un an (il est très certainement candidat et même favori de la prochaine présidentielle de 2022). Pour lui, « il est temps que le Mali protège ses ressources minières et gazières en les inscrivant dans les questions de sécurité nationale, comme l’ont fait d’autres pays gaziers avec leur gaz naturel ». Le chef de file de l’opposition malienne pense surtout que le développement économique et social de son pays ne se fera que par l’implication des opérateurs économiques privés maliens. Il souhaite que l’Etat les soutienne pleinement dans leurs projets afin de créer des emplois et des champions nationaux. Ce qui permettra de mettre fin à l’immigration clandestine, un véritable fléau depuis près de dix ans.

« Trop d’enfants maliens ont trouvé la mort dans la Méditerranée ou sont tombés dans le piège de l’économie criminelle, faute d’emploi ou d’espérance d’un lendemain meilleur », déplore Aliou Diallo. Pour sa part, le leader d’ADP-Maliba a concocté un plan Marshall pour le Mali, potentiellement doté de 15.000 milliards de Francs CFA. Ce programme vise le développement harmonieux de toutes les régions du pays grâce à la construction d’infrastructures (ponts, routes, hôpitaux, écoles, universités, usines, etc.). Il prévoit aussi la création de dizaines de milliers de PME et PMI. Aliou Diallo reste convaincu que seul l’entrepreneuriat pourrait mettre fin au chômage endémique des jeunes Maliens.

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