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La Chine a récemment attiré l’attention mondiale en présentant la maquette d’un chasseur de sixième génération, le Baidi, également connu sous le nom de « White Emperor », lors du Salon aéronautique de Zhuhai 2024. Ce geste audacieux souligne les ambitions de Pékin de rivaliser, voire de surpasser, la dominance aérienne des États-Unis. Bien que le Baidi ne soit pour l’instant qu’une maquette, il s’inscrit dans le cadre du projet Nantianmen, visant à intégrer l’espace et l’air avec des technologies avancées telles que les armes hypersoniques et les lasers. Ces avancées pourraient potentiellement redéfinir la supériorité aérienne mondiale d’ici 2035, suscitant à la fois curiosité et scepticisme.
La maquette du White Emperor au salon de Zhuhai
Lors du Salon aéronautique de Zhuhai 2024, la Chine a dévoilé la maquette de son nouveau chasseur de sixième génération, le « White Emperor » ou Baidi. Cette présentation vise à démontrer les avancées technologiques de la Chine dans l’industrie aérospatiale. Toutefois, il est crucial de noter que ce n’est qu’une maquette, un mot à retenir : maquette. Le Baidi, développé par l’Aviation Industry Corporation of China (AVIC), est conçu comme un chasseur intégré espace-air. Faisant partie du projet Nantianmen, un programme de recherche technologique spatiale, le Baidi fusionne imagination et technologie avancée. Ce projet inclut de nouveaux concepts militaires, tels que les chasseurs spatiaux Baidi et Xuannv.
Les tactiques de Reagan revisitées par la Chine ?
La menace que représente la Chine est bien réelle, avec une expansion rapide de ses forces navales et aériennes. Cependant, certains sceptiques pensent que la Chine pourrait jouer un jeu de dupe avec les États-Unis, donnant l’impression d’être plus avancée dans le développement des chasseurs de sixième génération qu’elle ne l’est réellement. Durant la Guerre froide, Ronald Reagan avait poussé l’Union soviétique à un surinvestissement militaire, conduisant à l’effondrement de leur économie. Aujourd’hui, les États-Unis, avec une dette nationale de 36 000 milliards de dollars, pourraient être vulnérables à une stratégie similaire. La question se pose : Xi Jinping utilise-t-il le même stratagème en mettant en avant un chasseur plus illusion que réalité ?
Un aperçu du chasseur White Emperor
La maquette présentée en Chine impressionne par son design. Le White Emperor possède une structure sans queue en forme de diamant et des ailes conçues pour améliorer la furtivité, rendant difficile sa détection par radar. La baie d’armement est allongée pour accueillir des missiles hypersoniques à tête nucléaire. Ce design pourrait placer la Chine en avance sur le programme américain de chasseur NGAD (Next-Generation Air Dominance), son principal concurrent dans un scénario de combat futur. Contrairement au NGAD, le Baidi est conçu pour des opérations à haute altitude, avec des armes antisatellites et des systèmes à énergie dirigée. Selon le EurAsian Times, le jet est équipé de prises d’air latérales et supérieures, d’un train d’atterrissage à double bogie et de freins aérodynamiques, témoignant de ses caractéristiques aérodynamiques avancées.
White Emperor : vitesse et furtivité comme maîtres mots
Les lignes aérodynamiques du Baidi mettent en avant la priorité accordée à la technologie de furtivité par l’armée de l’air chinoise. Le nez pointu et arrondi du chasseur est conçu pour fendre l’air avec un minimum de turbulence, tandis que sa forme générale se fond harmonieusement dans le ciel. La verrière du cockpit, avec son design sombre et multi-sectionnel, est probablement conçue pour réduire les signatures réfléchissantes. Avec sa conception en losange, le Baidi est bâti pour la vitesse. Le chef designer de Chengdu Aerospace avait estimé que Pékin pourrait déployer une plateforme opérationnelle de sixième génération d’ici 2035. Toutefois, le vol du Baidi en décembre dernier suggère une accélération du calendrier. Jusqu’à ce vol, on pensait que le chasseur NGAD américain était plus avancé que l’appareil chinois. Cette hypothèse est désormais remise en question.
Avec ces développements, une question demeure : la course à la supériorité aérienne entre la Chine et les États-Unis transformera-t-elle la dynamique géopolitique mondiale ?



