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En 1925, un événement marquant a eu lieu sur les plages de Pendine Sands, au sud-ouest du Pays de Galles. Une voiture Sunbeam, connue sous le nom de Blue Bird, a franchi un seuil de vitesse qui semblait alors impossible. Aujourd’hui, près d’un siècle plus tard, cette automobile légendaire s’apprête à faire son retour à cet endroit historique. Avec son moteur V12 Manitou de 18 litres, cette voiture a atteint une vitesse de 242,628 km/h, battant ainsi un record qui a captivé l’imaginaire collectif de l’époque. Cet événement est non seulement un hommage à la prouesse technique du passé, mais également une célébration de l’héritage de la vitesse sur terre.
Le record de vitesse terrestre
À l’époque de Malcolm Campbell, atteindre 150 mph, soit environ 241 km/h, relevait de l’exploit. Ce record a non seulement surpris, mais aussi passionné le public. Campbell a enflammé une véritable mania pour la vitesse, suscitant l’intérêt du monde entier pour les records de vitesse terrestre. Son petit-fils, Don Wales, a déclaré que ce record avait marqué le début d’une ère où tout le monde voulait connaître les détenteurs de records de vitesse. Campbell avait déjà établi un précédent en 1924 avec une vitesse de 146,16 mph, et il a continué à repousser les limites jusqu’à atteindre plus de 300 mph en 1935 aux Bonneville Salt Flats. Depuis, le record a évolué de manière spectaculaire, culminant à 1 227,985 km/h en 1997 grâce à Andy Green et son Thrust SSC, qui a brisé le mur du son sur terre.
La préservation de la Blue Bird
La Blue Bird est aujourd’hui préservée au National Motor Museum de Beaulieu. Après avoir été découverte dans une grange dans les années 1950, la voiture est restée intacte pendant plus de trois décennies. Cependant, une tentative de redémarrage en 1993 a révélé des dommages considérables au moteur. Ian Stanfield, ingénieur en chef, a expliqué que le moteur avait souffert d’un grippage, entraînant des dégâts importants, notamment une bielle tordue et un vilebrequin endommagé. La reconstruction de l’engin a duré une décennie, compliquée par la destruction de l’usine Sunbeam pendant la Seconde Guerre mondiale. Malgré ces défis, l’héritage inspirant de Campbell continue d’inspirer les passionnés de vitesse.
Le futur des records de vitesse terrestre
Malgré l’attrait des records de vitesse, l’intérêt pour ces exploits semble s’être déplacé vers d’autres horizons, comme la course spatiale et la Formule 1. Don Wales, lui-même détenteur de records, pense que ces nouveaux domaines attirent l’attention qui était autrefois dédiée aux records de vitesse terrestre. Néanmoins, des projets ambitieux comme le Bloodhound et l’Aussie Invader 5R cherchent encore à dépasser la barre des 1 609 km/h. Bien que ces records rencontrent des obstacles financiers, l’esprit pionnier de Campbell et d’autres continue de motiver ceux qui rêvent de repousser les limites de ce qui est possible sur terre.
Une commémoration mémorable
Le retour de la Blue Bird à Pendine Sands ne sera pas seulement un événement symbolique, mais aussi une occasion de se remémorer une époque où la vitesse sur terre captivait le monde entier. Le National Motor Museum prévoit de démarrer le moteur historique sur la plage pour une séance photo statique, marquant ainsi le centenaire de cet exploit extraordinaire. La présence de Don Wales, petit-fils de Malcolm Campbell, ajoute une dimension personnelle à cet événement commémoratif. La question reste de savoir si l’enthousiasme pour ces records reviendra ou si nous continuerons à chercher de nouveaux défis à relever.
Alors que la Blue Bird retourne à Pendine Sands, elle nous rappelle que même les exploits d’antan peuvent inspirer les générations futures. Comment ces histoires et ces records de vitesse passés influenceront-ils les innovations technologiques et les ambitions des passionnés de demain ?



