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« Ils sont déjà dans nos centrales » : des hackers chinois ont infiltré une agence nucléaire américaine via une faille de Microsoft

« Ils sont déjà dans nos centrales » : des hackers chinois ont infiltré une agence nucléaire américaine via une faille de Microsoft
Illustration de hackers chinois exploitant des failles de sécurité dans le logiciel SharePoint, générée par intelligence artificielle.
EN BREF
  • ? Hackers chinois exploitent des failles dans SharePoint, compromettant des agences gouvernementales et entreprises mondiales.
  • ? Microsoft publie des correctifs, mais les cybercriminels trouvent des moyens de les contourner, compromettant la sécurité des systèmes.
  • ? Des attaques ciblent plus de 100 serveurs à travers 60 organisations, incluant des gouvernements et multinationales.
  • ?? La pression s’intensifie sur Microsoft pour améliorer ses pratiques de sécurité après des critiques gouvernementales.

Les récentes attaques cybernétiques orchestrées par des hackers supposément soutenus par l’État chinois ont mis en lumière des failles critiques dans le logiciel SharePoint de Microsoft. Malgré les efforts de l’entreprise pour colmater ces brèches, les cybercriminels continuent de s’immiscer dans les systèmes de diverses organisations, y compris des agences gouvernementales sensibles comme l’Administration nationale de la sécurité nucléaire des États-Unis. Ces événements soulignent la nécessité d’une vigilance accrue et d’une amélioration continue des pratiques de sécurité informatique.

Les agences américaines de l’énergie et de l’éducation touchées

Parmi les violations les plus préoccupantes figure celle de l’Administration nationale de la sécurité nucléaire (NNSA), responsable de la conception et de l’entretien de l’arsenal nucléaire américain. Bien qu’aucune information classifiée n’ait été dérobée, l’incident a soulevé des inquiétudes quant à la sécurité nationale. Un porte-parole du Département de l’énergie a confirmé que l’exploitation avait commencé le 18 juillet, mais que les dégâts avaient été limités grâce à l’utilisation de services cloud de Microsoft. La sécurité multicouche s’est avérée cruciale pour minimiser les impacts de cette attaque.

Les attaques n’ont pas seulement visé les agences énergétiques. D’autres entités, telles que le Département de l’éducation des États-Unis et l’Assemblée générale de Rhode Island, ont également été affectées. Ces incidents démontrent la portée étendue de cette campagne de hacking, qui s’étend bien au-delà des frontières américaines. Des chercheurs en cybersécurité ont repéré des violations sur plus de 100 serveurs appartenant à 60 organisations différentes, y compris des entreprises énergétiques, des cabinets de conseil et des universités de par le monde.

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Des correctifs inefficaces contre les accès persistants

Bien que Microsoft ait déployé des correctifs en juillet pour résoudre les failles de sécurité, les hackers ont réussi à les contourner. La firme de cybersécurité Eye Security a indiqué que ces vulnérabilités permettaient aux attaquants de voler des clés d’authentification, d’usurper l’identité des utilisateurs et de rester dans les systèmes malgré les mises à jour et les redémarrages. La persistance de ces attaques montre les limites des correctifs logiciels actuels. Vaisha Bernard, chef hacker et co-propriétaire d’Eye Security, a expliqué que les attaques étaient de grande envergure, visant à compromettre un maximum de systèmes possibles.

Eye Security a détecté des serveurs compromis sur plusieurs continents, incluant des victimes en Arabie Saoudite, au Vietnam, à Oman, aux Émirats arabes unis, en Afrique du Sud, dans l’UE et les Amériques. Les hackers auraient volé des identifiants de connexion, tels que des noms d’utilisateur, des mots de passe, des codes hachés et des jetons de sécurité. Ces données pourraient être utilisées pour mener d’autres attaques ou pour usurper l’identité des utilisateurs sur de longues périodes.

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Une pression croissante sur les pratiques de sécurité de Microsoft

Microsoft fait face à une pression accrue concernant ses pratiques de cybersécurité. Un rapport du gouvernement américain de 2024 a critiqué la culture de sécurité de l’entreprise, soulignant la nécessité de réformes urgentes. En réponse, Microsoft a intensifié ses efforts en organisant des réunions hebdomadaires avec ses cadres supérieurs et en recrutant des experts en sécurité, y compris d’anciens responsables gouvernementaux américains, pour renforcer ses défenses.

La Chine, par le biais de son ambassade à Washington, a fermement rejeté les accusations, déclarant qu’elle s’oppose à toutes formes de cyberattaques et de cybercriminalité. Le gouvernement chinois a également appelé à une approche professionnelle et responsable dans la caractérisation des incidents cybernétiques, fondée sur des preuves suffisantes plutôt que sur des spéculations non fondées.

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Les experts en cybersécurité estiment que ces attaques font partie d’un plan plus vaste visant à utiliser les failles des logiciels commerciaux pour des gains politiques ou économiques. Microsoft continue d’encourager les organisations à appliquer toutes les mises à jour, à migrer vers des systèmes basés sur le cloud lorsque cela est possible et à utiliser des couches de sécurité multiples pour détecter les activités suspectes.

La sophistication croissante des menaces cybernétiques

Les récentes attaques démontrent la sophistication et la portée mondiale croissante des menaces cybernétiques. Les groupes de hackers identifiés par Microsoft, tels que Linen Typhoon, Violet Typhoon et Storm-2603, montrent un niveau de coordination et de compétence qui soulève de sérieuses préoccupations pour la sécurité mondiale. Ces groupes ont principalement exploité des faiblesses de SharePoint, affectant principalement les clients utilisant le logiciel sur leurs serveurs internes plutôt que via les services cloud de Microsoft.

Le vice-président de CrowdStrike, Adam Meyers, a souligné que les premières exploitations ressemblaient à des activités sponsorisées par un gouvernement, avant de s’étendre à des piratages semblant provenir de la Chine. La capacité des attaquants à s’adapter et à persister malgré les mesures de sécurité en place témoigne d’une évolution alarmante du paysage des cybermenaces.

Bien que les enquêtes soient toujours en cours, la communauté internationale doit se préparer à faire face à ces défis croissants. La question reste de savoir comment les entreprises et les gouvernements peuvent collaborer efficacement pour renforcer la résilience contre de telles attaques sophistiquées.

La lutte contre les cybermenaces nécessite une approche proactive et collaborative entre les entreprises technologiques, les gouvernements et les organisations internationales. Alors que les attaques continuent de se multiplier et de se sophistiquer, comment les acteurs concernés peuvent-ils s’unir pour anticiper et contrer ces menaces de manière plus efficace ?

Cet article s’appuie sur des sources vérifiées et l’assistance de technologies éditoriales.
Emile Faucher

À propos de la signature

Emile Faucher

Emile Faucher est rédacteur pour HelloBiz et couvre la mobilité, les loisirs et les nouveaux services. Il observe comment les usages du quotidien se transforment et ce que les jeunes entreprises en font. Ses articles relient chaque concept à son marché réel.