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Rachat de Swedish Match : PMI ne compte pas baisser son offre

L’industriel du tabac Philip Morris International (PMI) reste sur ses positions concernant son projet de rachat de Swedish Match, l’entreprise spécialisée dans les alternatives au tabac. Si certains actionnaires du groupe suédois s’opposent à la vente, PMI ne compte pas revoir son offre à la baisse, estimant même qu’elle est « encore plus attractive » étant donné l’évolution de l’environnement macro-économique mondial.

L’offre d’achat de Swedish Match par Philip Morris International, initiée en mai, est loin d’aboutir. Pour rappel, la multinationale du tabac a proposé 16 milliards de dollars pour acquérir l’entreprise suédoise experte des poches de tabac ou de nicotine à placer sous la lèvre (snus). Une opération inscrite dans sa stratégie visant à s’orienter vers les alternatives au tabac supposément moins nocives pour la santé.

D’après un document déposé par la Commission européenne ce 5 octobre, le fabricant de Marlboro a tout d’abord proposé « des concessions » pour répondre aux préoccupations de l’Autorité européenne de la Concurrence. PMI n’a pour le moment pas délivré plus d’informations sur la nature de ces concessions.

Les autorités anticoncurrentielles ont également repoussé la date où elles rendront leurs décisions. Elles ont désormais jusqu’au 25 octobre pour se positionner. Les institutions américaine et brésilienne en la matière ont d’ores et déjà donné leur feu vert pour le rachat.

Dans le même temps, certains actionnaires de Swedish Match se sont prononcés contre l’offre de 16 milliards de dollars, soit 106 SEK par action, de PMI. Parmi les opposants figure notamment le fonds activiste Elliot Management Corp qui, estimant l’offre de PMI insuffisante, a fait monter sa participation de 5,5% à 7,25%. Selon la loi suédoise, le cigarettier doit obtenir l’approbation de 90% des actionnaires avant le 21 octobre, sans quoi le rachat de Swedish Match ne pourra pas être officialisé.

Pas de quoi déstabiliser Philip Morris International, qui n’envisage pas de retirer son offre. Il n’est pas non plus question pour le groupe américain de baisser le prix. Bien au contraire, selon son PDG Jacek Olczak, l’offre d’achat est « encore plus attractive » maintenant, étant donné que l’environnement macro-économique mondial s’est fragilisé depuis mai dernier. PMI a même des « options sur la table », comme la détention d’une participation majoritaire.

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