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Une nouvelle étude menée par Fluid Focus en collaboration avec The Times et dirigée par le Dr. Paul Redmond de l’Université de Liverpool met en lumière un problème inquiétant. Selon cette recherche, les étudiants d’aujourd’hui pourraient passer jusqu’à 25 ans de leur vie éveillée sur leurs smartphones si leurs habitudes actuelles ne changent pas. Ce phénomène soulève des préoccupations croissantes au sein des communautés éducatives et de santé mentale. Les chiffres sont alarmants, mais ce qui est encore plus surprenant, c’est la conscience qu’ont les étudiants eux-mêmes de cet impact sur leur vie quotidienne et académique.
Les habitudes numériques façonnent la nouvelle génération
La recherche, réalisée entre janvier et mai 2025, a interrogé 2 842 étudiants au Royaume-Uni et en Irlande, issus d’écoles secondaires, de collèges et d’universités. Les résultats montrent que le temps d’écran moyen quotidien des étudiants sur leurs smartphones est de 5,5 heures. Projeter cela sur une durée de vie typique revient à passer un quart de siècle à faire défiler, swiper et regarder. Ce n’est pas seulement une inquiétude théorique. Le rapport indique que 76 % des étudiants estiment que leur utilisation des smartphones est malsaine, et 70 % déclarent que cela affecte négativement leurs performances académiques. Près de la moitié des étudiants ont signalé des perturbations de sommeil en raison de l’utilisation nocturne de leurs téléphones.
« La technologie devrait servir à améliorer nos vies, pas à les contrôler », écrivent les chercheurs dans l’introduction de l’étude. « Mais notre attention est désormais une marchandise — et nous n’en avons qu’une quantité limitée. »
Cette recherche s’inscrit dans un programme plus large intitulé Smartphones in Education, dirigé par Fluid Focus et soutenu par 18 établissements éducatifs basés au Royaume-Uni.
La diminution de la concentration : un constat partagé par les étudiants
Au-delà des statistiques d’utilisation, ce qui est encore plus préoccupant, c’est la perception qu’ont les étudiants eux-mêmes des effets de leurs habitudes numériques. Outre les difficultés académiques et les problèmes de sommeil, les participants ont signalé une anxiété accrue, une baisse de l’estime de soi et des difficultés à maintenir leur concentration dans les environnements académiques et sociaux. Les conclusions de l’étude font écho à des recherches antérieures menées aux États-Unis, y compris une étude de 2019 qui liait la surutilisation des smartphones à des troubles de l’attention et à une capacité réduite d’autorégulation. Mais ce qui distingue l’étude de 2025 de Fluid Focus, c’est la manière dont elle relie directement ces comportements aux voix mêmes des étudiants.
« Notre génération n’est pas inconsciente — nous sommes submergés. »
Cette prise de conscience générationnelle offre un double aperçu tranchant : bien que de nombreux jeunes comprennent le problème, la plupart manquent des outils ou des systèmes pour changer significativement leur comportement.
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Un impact potentiel sur le marché du travail
Au-delà de l’environnement scolaire, la recherche souligne comment ces schémas pourraient influencer le futur marché du travail. L’étude soulève la préoccupation que l’exposition prolongée à des environnements riches en distractions pourrait nuire à des traits professionnels essentiels tels que la concentration, le travail en profondeur et la régulation émotionnelle. Avec l’IA et l’automatisation qui redessinent le paysage professionnel, la capacité à se concentrer sans interruption numérique devient de plus en plus précieuse. Comme le note le rapport, la gestion de l’attention est désormais l’une des compétences non techniques les plus recherchées sur le marché de l’emploi.
« La distraction n’est pas seulement un problème personnel — c’est un désavantage professionnel. »
Cette question est également liée aux conclusions de LinkedIn et McKinsey sur l’avenir du travail, qui soulignent que la motivation personnelle, l’adaptabilité et la pensée critique sont indispensables dans les environnements de travail assistés par l’IA.
Une volonté de changement, mais un besoin d’accompagnement
Malgré les données lourdes, un constat clair émerge : la prise de conscience est élevée. Selon le rapport, 7 étudiants sur 10 interrogés ont exprimé le désir de réduire leur utilisation du téléphone. Ce qui manque, c’est la structure et le soutien. L’étude ne préconise pas d’interdire les téléphones ou de couper les étudiants de la technologie. Elle exhorte plutôt les éducateurs et les décideurs à repenser la manière dont la littératie numérique est enseignée. Les auteurs suggèrent d’intégrer le « bien-être numérique » directement dans les programmes scolaires, en le considérant aussi essentiel que l’éducation sexuelle ou la santé physique.
Cela signifierait enseigner aux étudiants non seulement comment utiliser les appareils, mais comment les utiliser intentionnellement, reconnaître les comportements compulsifs et établir des limites entre la productivité et le défilement passif.
L’économie de l’attention domine — pour l’instant
Au cœur de l’étude, le problème des smartphones est situé dans une tendance sociétale plus large : l’économie de l’attention. Alors que les entreprises technologiques rivalisent pour capter — et monétiser — chaque instant de notre temps, les jeunes sont pris dans une boucle de rétroaction constante de notifications, d’algorithmes et de flux infinis. Les chercheurs expliquent :
« Pourquoi l’attention est-elle si précieuse ? Parce qu’elle est finie. Et parce que celui qui la contrôle, contrôle le comportement. »
Le défi maintenant est de redonner ce contrôle — à commencer par les étudiants. Les chercheurs soutiennent que si les écoles et les familles ne construisent pas activement des compétences de gestion de l’attention, le coût ne sera pas seulement éducatif. Il sera culturel, psychologique et économique.
Alors que l’étude de Fluid Focus met en lumière un problème bien connu, elle soulève également d’importantes questions sur notre avenir collectif. Comment pouvons-nous, en tant que société, donner à la prochaine génération les outils nécessaires pour naviguer dans cette économie de l’attention sans sacrifier leur bien-être personnel ?








C’est un peu alarmiste, non ? 25 ans, c’est énorme ! 😲
Wow, 25 ans sur un smartphone, ça fait réfléchir… 😮
Est-ce que les tablettes sont aussi concernées par cette étude ?
Merci pour cet article. Ça donne vraiment à réfléchir sur nos habitudes quotidiennes.
Merci pour cet article éclairant, il est temps de repenser notre rapport à la technologie !
Et si on remplaçait une heure de smartphone par une heure de lecture ? 📚
Ça m’étonne pas que ça affecte le sommeil, je suis accro à Instagram avant de dormir 😴
Comment Fluid Focus a-t-il calculé ce chiffre de 25 ans ? J’aimerais voir les détails.
Est-ce que l’étude prend en compte les étudiants qui utilisent leur téléphone pour étudier ?
C’est fou de penser qu’on passe autant de temps sur un écran… 😅
Je me demande si ça inclut aussi le temps passé à étudier sur nos téléphones. 🤔
Pourquoi ne pas introduire des cours de bien-être numérique dans les écoles dès maintenant ?
J’ai du mal à croire que les étudiants sont conscients de l’impact et pourtant ne changent rien.
Les smartphones deviennent des boulets pour notre génération…