Les produits d’entretien livrés contiennent 95 % d’eau, selon une tribune
Une solution détergente et désinfectante faite d’eau du robinet, de sel et d’électricité : une tribune propose ainsi de se passer des camions de bidons.
Rayan Bensalem3 min de lecture

En bref
- Une tribune plaide pour fabriquer sur le lieu d’usage la solution de nettoyage des locaux professionnels.
- Les solutions livrées actuellement contiennent 95 % d’eau, selon l’auteur.
- La recette repose sur l’eau du robinet, une trace de sel et une impulsion d’électricité.
- Les décideurs B2B et les responsables RSE sont les destinataires du message.
Peut-on entretenir bureaux, écoles ou hôpitaux sans produits chimiques de synthèse ? Willy Lionel Pomathios répond par l’affirmative : il propose de fabriquer sur place une solution à la fois détergente et désinfectante, ce qui réduirait déchets et transports. Sa tribune, publiée le 13 octobre 2026 par JDN Management, présente ce choix comme une affaire de souveraineté écologique et industrielle.
Une dépendance dont le coût est sous-estimé
L’auteur décrit une habitude installée : pour entretenir bureaux, hôpitaux, écoles ou usines, les organisations s’appuient sur des produits chimiques de synthèse. Il invite à regarder cette réalité avec lucidité et qualifie cette dépendance de réflexe hérité du siècle dernier. Selon lui, la facture de cette pratique, à la fois économique, sanitaire et environnementale, reste souvent mal mesurée.
Le volet environnemental est le plus détaillé. Les réactifs toxiques jetés dans les éviers ne disparaissent pas, affirme-t-il : ils rejoignent les cours d’eau et altèrent la biodiversité. Il y voit une menace pour la ressource la plus précieuse que chacun consomme au quotidien.
Des camions pour transporter surtout de l’eau
Le texte juge la chaîne logistique actuelle aberrante. Des camions acheminent des bidons de plastique à usage unique, remplis de solutions composées à 95 % d’eau, additionnée de molécules pétrochimiques.
Pour l’auteur, ce modèle centralisé et linéaire est arrivé au bout de sa logique. Il appelle à lui faire succéder une approche sobre, saine et autonome, où l’on cesse de déplacer de l’eau d’un site à l’autre.
La production in situ, principe et promesse
L’alternative qu’il présente comme souveraine et d’une grande simplicité s’appelle la production in situ. Elle combine des ressources élémentaires :
- de l’eau du robinet ;
- une trace de sel ;
- une impulsion d’électricité.
Ces trois éléments serviraient à obtenir, directement sur le lieu d’utilisation, un produit qui lave et désinfecte à la fois.
Willy Lionel Pomathios décrit cette solution comme ultra-efficace, neutre pour la santé et dépourvue du moindre additif toxique. À ses yeux, on peut briser le monopole chimique sans compromettre l’efficacité sanitaire ni la performance opérationnelle des organisations. Il juge ces alternatives propres et technologiques éprouvées.
Le texte s’adresse aux décideurs B2B et aux responsables RSE. Selon son auteur, l’enjeu d’innovation ne consiste plus à complexifier les molécules de synthèse, mais à repenser les modes d’approvisionnement et à réapprendre à fabriquer localement, à partir de ressources saines, ce dont on a besoin.
Il décrit chaque arbitrage concret comme une rupture avec le schéma extractif du passé : un achat repensé dans une entreprise, une collectivité qui opte pour la production in situ, un bidon de plastique éliminé. Il estime que l’impact opérationnel choisi aujourd’hui définit le cadre de vie, la maîtrise des coûts et la qualité des ressources de demain.
Il ajoute que la transition vers une hygiène responsable ne se fera ni par la contrainte passive ni par le cynisme économique, mais par le leadership éclairé de décideurs qui choisissent l’innovation de rupture. Il y voit la possibilité d’optimiser les chaînes de valeur tout en protégeant les rivières et la santé des personnes qui entretiennent les espaces de vie.
Photo : Tima Miroshnichenko / Pexels
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