Entre la généralisation des nouvelles technologies et les volontés étatiques de réduire les coûts de l’assurance santé, la télémédecine devrait connaître un essor fulgurant. C’est sur ce dernier que compte miser la start-up Doctolib, qui a déjà fait ses preuves dans la prise de rendez-vous médicaux.

Doctolib : une entreprise déjà réussie

La société Doctolib n’est pas un nouveau venu dans le paysage économique national. De nombreux Français ont en effet déjà eu l’occasion d’apprécier l’efficacité de son concept initial : la facilitation des prises de rendez-vous dans le secteur médical. On approche les 1 000 cabinets connectés à son interface, avec des dizaines de milliers de praticiens concernés. Cela vient en soutien de leurs secrétariats médicaux et fait gagner beaucoup de temps aux médecins, car grâce aux rappels automatiques envoyés aux patients le nombre des consultations « oubliées » baisserait des trois quarts. Tout le monde semble donc gagnant !

Pour s’en persuader, voici une petite publicité adressée par Doctolib aux professionnels de santé :

Or, les 61 millions d’euros levés par la firme en 2017 ne semblent pas l’avoir été vain. Il y avait sans doute une arrière-pensée derrière ce nouvel appel aux investisseurs. C’est ce qui ressort des informations qui viennent de paraître. En effet, Doctolib s’intéresserait maintenant de très près à la télémédecine !

Les nouvelles perspectives de la start-up

Stanislas Niox-Château, le PDG et co-fondateur de Doctolib, a indiqué le 30 janvier 2018 au journal Les Échos étudier la pertinence de la télémédecine qui lui semble vouée à un avenir radieux. Il a dit être en rapport avec les syndicats des professions libérales dédiées à la médecine et avoir conclu divers partenariats, peut-être seulement informels. Les autorités publiques ont elles aussi été conviées par ses services à réfléchir aux diverses solutions de télémédecine imaginables. De fait, la France semble avoir un peu de retard en la matière par rapport à d’autres pays.

Le logo de la start-up parisienne Doctolib

Doctolib souhaite répondre ainsi aux ambitions de géants de l’assurance, comme AXA. La start-up préférerait une télémédecine reposant sur les praticiens plutôt que sur les assureurs. Avec 400 salariés et 5 années d’existence, cette jeune entreprise se veut bel et bien française. Mais elle entend s’ouvrir à l’Allemagne, jugeant le système de santé de ce pays compatible avec celui de l’Hexagone. Un projet à suivre attentivement !

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