Transport

L’Allemagne saute le pas du train à hydrogène

Une rame Coradia iLint d'Alstom. Crédits photo : Plutowiki, Wikimedia Commons.

Dans un monde de plus en plus réticent face aux énergies fossiles et aux émissions de CO2, l’hydrogène pourrait révolutionner à moyen terme les transports. On le pressent déjà pour l’automobile. Posant un geste concret en faveur du développement durable, l’Allemagne va s’équiper de trains d’un nouveau type.

Le train à hydrogène : une technologie d’avenir

Actuellement, le réseau ferroviaire non électrifié n’est desservi que par des locomotives thermiques. Celles-ci fonctionnent grâce à des moteurs à explosion utilisant du diesel pour carburant. Entre gaz à effet de serre et particules fines, ce produit à base de pétrole est de moins en moins prisé. En effet, les chercheurs de tous pays lui cherchent une alternative crédible.

Dans cette perspective, la firme française Alstom a développé des trains plus propres. Ceux-ci fonctionnent grâce à de l’hydrogène et des piles à combustible. Cette technologie de pointe a été baptisée « iLint ». Le tout n’émet que de la vapeur d’eau.

La théorie a été présentée dès septembre 2016 lors du salon mondial InnoTrans de Berlin. Retour sur ce dont il s’agit :

De nombreux essais ont émaillé l’année 2017. Ils ont été fructueux, puisque le prototype est en passe d’être fabriqué en série.

Le calendrier allemand dans la mise en service des trains à hydrogène

En Allemagne, les Länder ou régions jouissent d’une grande autonomie. C’est à la Basse-Saxe que revient la palme de l’innovation en matière de politique des transports.

De fait, c’est le ministre local de l’Économie et des Transports Olaf Lies qui a signé un contrat avec Alstom à travers la compagnie ferroviaire de Basse-Saxe LNVG. L’accord prévoit la livraison de 14 trains à hydrogène Coradia iLint pour décembre 2021. Leur maintenance sera assurée sur place, outre-Rhin,  à Bremervörde. Linde se chargera pendant trois décennies des approvisionnements en hydrogène.

Logo d’Alstom. Source : Wikimedia Commons

14 rames bicaisses seront utilisées par la Landesnahverkehrsgesellschaft Niedersachsen entre Bremervörde, Bremerhaven, Buxtehude et Cuxhaven. Chaque plein d’hydrogène leur donnera une autonomie de 1 000 km avec une vitesse de pointe fixée à 140 km/h pour 300 passagers environ.

Pour l’instant, rien de tel n’est prévu dans les autres provinces allemandes ou de la part des TER en France, mais le gouvernement fédéral allemand s’est engagé à subventionner le projet de Basse-Saxe. Ce seront donc 8,4 millions d’euros qui contribueront à cette transition énergétique appliquée au transport ferroviaire.

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