Santé

Doctolib souhaite faciliter la vie des praticiens

Le logo de la start-up parisienne Doctolib

Si on ne parle presque plus du tout du trou de la couche d’ozone, on ne peut pas en dire autant de celui de la Sécu… Que l’on pointe du doigt des patients qui abusent ou un système de santé obsolète, il faut bien trouver des solutions pour faire avancer le schmilblick. C’est justement ce à quoi s’attelle la start-up française Doctolib !

Avec Doctolib, quoi de neuf docteur ?

De fil en aiguille, le prix normal fixé par la Sécurité sociale pour une consultation médicale en France ne cesse de croître. De 18 € il n’y a pas si longtemps encore, on est passé à 20 puis 23 €. Maintenant, c’est carrément 26 €. Cela ne manque pas de faire râler les Français – et les entreprises – qui vont voir leurs mutuelles augmenter leurs tarifs, tandis que les praticiens ne sont pas satisfaits pour autant. Et le déficit du système sanitaire français de ne pas s’inverser pendant ce temps…

De fait, il n’est pas rare de croiser des médecins fustigeant l’importante fiscalité qui pèse sur leurs revenus, les démarches administratives qu’ils doivent gérer (comme avec la CMU ou le tiers payant généralisé de Marisol Touraine) et le coût de maintenance de leur cabinet, entre autres matériels. Dans ce contexte peu reluisant, la start-up Doctolib propose aux professionnels de santé de faire l’économie d’un secrétariat médical à temps complet. Ou d’éviter de déborder une secrétaire déjà en place ! Certains y critiqueront un manque à gagner pour l’emploi en France, de même qu’on a voué aux gémonies les pompes à essence et les caisses automatiques dans les supermarchés. Mais les médecins concernés, eux, peuvent enfin souffler ! En réalité, Doctolib s’avère être le meilleur allié des praticiens et de leurs secrétaires. La preuve en images :

Beaucoup de médecins, d’ailleurs, assument déjà leur secrétariat tout seuls. Et cela leur coûte énormément de temps – pensez au seul téléphone ! Aujourd’hui, dentistes, généralistes et autres spécialistes devraient voir la vie en rose. En effet, avec Doctolib, la prise de rendez-vous chez un praticien est facilitée, avec notamment un portail numérique intuitif.

Un vaisseau amiral pour les médecins français ?

C’est en juillet 2013 que Stanislas Niox-Château a fait le pari de lancer la start-up Doctolib. Il en est le président, depuis le 8e arrondissement de Paris. Mais l’activité de cette société par actions simplifiée au capital supérieur à 130 000 € ne commence véritablement qu’en octobre de la même année.

Depuis, le défi a été relevé haut la main. Effectivement, début janvier 2018, les statistiques de Doctolib sont pour le moins impressionnantes. 12 millions de visites mensuelles sur l’interface, plus de 900 établissements de santé référencés, 50 000 fans sur Twitter, 15 000 sur Facebook et 40 000 professionnels aidés. La progression est rapide, puisque plus de 2 000 médecins ou assimilés se pressent chaque mois aux portes de Doctolib. En 2017, Doctolib a levé 61 millions d’euros en deux appels à l’investissement (26 millions en janvier, 35 en novembre). Ce n’est pas rien !

Matériel médical de base pour une auscultation. Source : est de l’Europe, Pixnio

Logiquement, outre la prise de rendez-vous, Doctolib intègre un agenda interactif. Ce n’est là qu’un de ses services annexes. En outre, les rappels envoyés aux patients feraient baisser de 75 % les consultations non honorées, la plupart du temps en raison d’un oubli. C’est donc un sacré plus pour les malades eux-mêmes.

Source :

France Info

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