Créée en France, la start-up Front a fait le choix de s’installer aux USA. Cela devait lui permettre de profiter de possibilités d’investissements supplémentaires. Et ça n’a pas manqué : 66 millions viennent d’être levés dans la Silicon Valley, en dollars.

L’historique de Front

Comme c’est le cas pour la plupart des start-up, il y a à la source de Front une idée innovante et audacieuse. Telle quelle, elle paraît simple, évidente même. Pourtant, il fallait l’avoir en premier… puis se donner les moyens de la concrétiser. Revenons sur les faits qui ont marqué les débuts de l’entreprise en France.

2013 : c’est à la fois proche et éloigné. Il est alors peu probable que Laurent Perrin et Mathilde Collin – les deux co-fondateurs de Front – aient pressenti qu’ils connaîtraient un jour une certaine gloire outre-Atlantique. Quoi qu’il en soit, ils se sont mis à développer un concept s’appuyant sur le web : concevoir une boîte de messagerie électronique partagée. Il ne s’agit pas de se transmettre un seul et même identifiant, mais bien d’être plusieurs utilisateurs sur un même compte mail. C’est la « shared inbox for teams » dont la pertinence a été démontrée dans de nombreux domaines d’activité. Désormais, la solution concerne aussi les SMS ainsi que les réseaux sociaux Facebook et Twitter. Pour se faire une idée, voici un tutoriel anglophone datant de 2014 :

Une entreprise peut ainsi centraliser tous ses moyens de communication sur un même portail. Plusieurs dizaines de logiciels professionnels tels que Slack et Salesforce peuvent de plus être reliés à l’application Front.

Vers de nouvelles perspectives de développement

Aujourd’hui, Front a son siège aux États-Unis, à San Francisco. Depuis cette ville californienne emblématique, la société s’appuie sur 50 collaborateurs et 2 500 clients environ. Sa clientèle se constitue bien entendu d’entreprises. La moitié d’entre elles sont installées aux USA. Pour la petite histoire, il faut savoir que plusieurs équipes de campagne des élections présidentielles françaises de 2017 se sont dotées de ces fonctionnalités.

De l’autre côté de l’océan Atlantique, la firme a intéressé un incubateur de la Silicon Valley : Y Combinator. Un aussi gros succès du net qu’Airbnb est passé par le même moule. Le fonds d’investissement à la fois local et prestigieux Sequoia Capital a récemment injecté 66 millions de dollars dans l’entreprise. Cela équivaut à 53,7 millions d’euros. La nouvelle a été rendue publique le 24 janvier 2018 par Front. Pour mémoire, ce fonds a été pour beaucoup à l’origine du succès de Google, d’Apple, d’Instagram et de YouTube. Il va placer dans le conseil d’administration un nouveau membre émanant de lui, en la personne de Bryan Schreier.

Capture d’écran du site de la start-up avec aperçu de l’interface de son application. Source : frontapp.com

Sans surprise, après l’expatriation, le retour (très partiel) en France devrait passer par l’ouverture d’un bureau à Paris avec, dans un premier temps, quatre salariés sur place. L’objectif est de se lancer à la conquête de l’Europe. Avec une capitalisation à couper le souffle, les moyens sont au rendez-vous !

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