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Une start-up pour aider les start-up locales

Paysage du Beaujolais. Crédits photo : Geoff Wong, 12 juin 2009, Flickr via Wikimedia Commons

La notion de start-up a tellement le vent en poupe que les projets innovants appellent d’autres projets innovants. Dans la région lyonnaise, c’est en tout cas ce que nous pouvons observer grâce à une jeune pousse locale : Eben. Cette entreprise souhaite soutenir, encourager et accompagner les projets du terroir. Et seulement dans les alentours, pour une authenticité plus marquée. Espérons que ce pari soit gagnant ! Pour l’heure, étudions de plus près le défi en question.

Le Beaujolais, c’est beau… sur tous les plans

Non, les campagnes françaises n’ont pas pour seul horizon et unique but d’alimenter les agglomérations et de faire remonter les recettes fiscales vers les sommets de l’État… Les Français sont généralement fiers de leur pays. S’ils aiment voyager à l’étranger par goût de l’exotisme, ils sont nombreux à trouver l’Hexagone magnifique. Ils signalent volontiers des paysages beaux et variés partout, étonnamment divers au vu de la (relativement) faible étendue de la France métropolitaine. Le tout avec des traditions, des produits du terroir, des identités locales, de la gastronomie… Mais le fait est là : à part quelques exceptions  (et encore !), les zones rurales se vident, n’ont plus de médecins, plus de naissances, plus de services, plus d’entreprises (autres qu’agricoles)… bref, plus rien ! Sauf dans le Beaujolais bien sûr :

Le Beaujolais est une belle région, qui a l’avantage de se trouver aux portes de Lyon, la capitale des Gaules. Ce territoire est célèbre entre tous pour ses vins nouveaux et ses breuvages plus sérieux. Zone touristique, ce peut aussi être un pôle d’innovation… C’est en tout cas le pari fait par une start-up : Eben. Cette dernière veut prendre acte des idées et des spécificités rurales beaujolaises pour les développer. En parallèle d’une innovation proprement urbaine, toute-puissante et omniprésente en ce moment, le succès de ce projet serait une grande richesse pour les habitants de ces territoires. D’autant plus que cette idée pourrait faire des émules partout ailleurs, et pourquoi pas réveiller des provinces déprimées comme le Nivernais ou la Marche (département de la Creuse).

Eben ça devrait fonctionner !

L’entreprise Eben a vu le jour en 2015 grâce à cinq joyeux associés. Ceux-ci sont partis de la réalité : le potentiel du Beaujolais, et les innombrables compétences qui le peuplaient. Mais le fait même d’être un territoire rural lui donnait un profil différent de ce qui se fait en métropole. Aux rênes de la start-up, nous trouvons notamment une médiatrice, Valérie Dejour, et une experte en projets, à savoir Nathalie Janin. Il faut leur adjoindre le conseiller Jacques de Bussy, l’agriculteur Wladek Potocki et l’architecte Christophe Miguet. Voici une présentation vidéo de leur projet :

Leur objectif est pour le moins ambitieux. Il s’agit tout bonnement de fonder une « économie nouvelle » ! Pour cela, il faudra qu’Eben réussisse à créer un véritable marché, en faisant office d’incubateur/accélérateur pour des start-up 100 % locales. Espérons que cette pépinière d’entreprises donnera d’excellents fruits, à la manière de la vigne qui donne dans le Beaujolais de si bons raisins !

L’action d’Eben devrait aboutir sur la naissance de projets innovants, avec la constitution d’une authentique communauté. À charge de l’équipe de l’entreprise d’accompagner tous ces nouveaux acteurs économiques en herbe ! La société se définit comme une « start-up territoriale ». Dans les faits, elle anime différents ateliers, le tout grâce à l’aide de LDA (Les Développeurs associés), un organisme basé à Lyon depuis 2001.

Source :

Le Progrès

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