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La Banque de France s’intéresse au “Stablecoin”

Le 14 mai dernier, le Gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, a déclaré que le Stablecoin pourrait être utilisé pour négocier sur les marchés financiers tokenisés. Une avancée positive pour les crypto monnaies en France ?

Le Stablecoin, la cryptomonnaie qui retient l’attention des régulateurs

Bien que l’achat de cryptomonnaies  n’aient pas encore atteint la cote chez les régulateurs, la Banque de France s’intéresserait au Stablecoins, et notamment aux réseaux grandissants qui permettraient aux membres d’échanger des monnaies stables contre des valeurs, des biens et des services tokenisés, comme l’a indiqué François Villeroy de Galhau, mardi dernier.

Le Gouverneur de la Banque de France a toutefois tenu à distinguer les Stablecoin des crypto monnaies en général, précisant que celles-ci seraient à la fois très différentes et plus prometteuses que les actifs spéculatifs tels que les bitcoins.

Contrairement au Bitcoin, les Stablecoins sont conçues de telle sorte que leur valeur sont toujours liées directement à un actif, tel que l’or, ou sont stabilisées par un algorithme, permettant ainsi de garder une valeur plus stable à moyen et long terme donc d’une plus faible volatilité.

Un certain nombre de Stablecoins ont leur valeur rattachée à des monnaies fiduciaires, telles que la gamme de TrustTokens dont les monnaies virtuelles sont adossées aux grandes monnaies FIAT mondiales : TrueUSD (dollar américain), TrueGBP (pound britannique), et bientôt TrueEUR (euro), TrueAUD (dollar australien), TrueCAD (dollar canadien) et TrueHKD (dollar hongkongais).

L’ambition de la France pour la technologie blockchain et les cryptomonnaies

En se positionnant ainsi, le Gouverneur de la Banque de France confirme l’intérêt grandissant de la France pour les cryptomonnaies et l’idée que la blockchain et la tokenisation pourraient être des outils utiles pour les sociétés de services financiers français.

Ces déclarations font, par ailleurs, écho aux propos de Bruno Le Maire, ministre français de l’Économie, qui a déclaré en avril dernier vouloir faire de la France la première place d’innovation blockchain et crypto-actifs en Europe.

Afin d’encourager la croissance de ces secteurs en France, le gouvernement avait déjà débloqué 500 millions d’euros fin 2018. Aujourd’hui, avec l’adoption de la Loi Pacte, la France propose une réglementation suffisamment souple, adaptée et fiscalement attractive pour que les sociétés agréées par l’AMF (Autorité des Marchés Financiers) souhaitant collecter des fonds en crypto monnaie soit en mesure de rassurer les investisseurs afin d’encourager le développement de l’utilisation des cryptomonnaies pour les campagnes de financement. Enfin, le cadre réglementaire français a également supprimé l’impôt sur les échanges de cryptomonnaies et ramené de 36 % à 30 % l’impôt sur les plus-values réalisées par la vente d’actifs virtuels.

Il semblerait donc que les crypto-investisseurs français de la première heure et parmi eux, les quelques centaines de bureaux de tabacs français ayant commencé à vendre du bitcoin début 2019, avaient vu juste, et que l’ensemble des efforts permettant de faciliter et démocratiser l’accès aux crypto monnaies devraient porter leurs fruits dans un futur proche.

Après avoir attiré l’attention des institutions financières, les cryptomonnaies commencent enfin à intéresser la sphère publique en raison des technologies sur lesquelles elles reposent, mais aussi du fait de leurs popularités croissantes dans le monde entier. Cette évolution a permis l’élaboration en France d’un cadre réglementaire adéquat dans ce marché à fort potentiel, facilitant aujourd’hui l’utilisation des crypto monnaies.

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