Depuis mai 2019, la firme chinoise Huawei est sous le joug des sanctions de l’administration américaine. Sont notamment reprochés au géant chinois du faux usage de faux et contrefaçon, ainsi qu’espionnage, entre autres chefs d’accusation. Seul bémol, à ce jour aucune preuve des faits qui lui sont reprochés n’a été fournie. Et c’est Huawei qui en souffre puisque désormais la firme n’a même plus le droit d’utiliser des technologies américaines. En guise de réponse, la Chine se prépare à devenir leader du marché des processeurs en débauchant chez les concurrents.

Huawei privé d’Android et de processeurs

Depuis sa mise sur liste noire par l’administration Trump, Huawei est notamment interdit de commercer sur le territoire américain. Du coup aussi bien en Amérique du Sud que Centrale, et même du Nord, pas moyen pour le chinois d’écouler ses millions d’appareils.

Un wafer de silicium – Crédits photo : Wikimedia Commons

Par ailleurs, cet embargo empêche également à Huawei d’installer Android sur ses smartphones. Et même d’utiliser des processeurs fabriqués par des firmes américaines ou embarquant des technologies américaines. Résultat des courses, à partir de septembre Huawei ne pourra plus fabriquer de smartphone car à court de processeurs pour animer ces derniers.

Acculé depuis des mois sur tous les fronts, Huawei pourrait réagit grâce au gouvernement central chinois qui compte développer l’industrie de la fonderie de processeurs.

La Chine débauche partout

Les méthodes chinoises on les connait. Du coup, rien de neuf à se mettre sous la dent si ce n’est le fait que la Chine débauche chez les géants des processeurs. Notamment Intel, TSMC. En vue de doper son secteur intérieur de fonderie.

L’idée est de faire à terme Quanxin Integrated Circuit Manufacturing (QXIC) ainsi que de la  Wuhan Hongxin Semiconductor Manufacturing Co (HSMC), des compagnies locales des pionnières en matière de fabrication de processeurs mobiles.

Un processeur Ericsson – Crédits photo : Piqsels

Diverses mesures incitatives sont proposées par le gouvernement chinois aux employés acceptant de rallier des compagnies locales. Notamment un bonus d’entrée équivalent à 2,5 fois le salaire annuel du secteur. Et des primes stratosphériques.

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