La start-up Smartrenting est une agence de gestion locative pas comme les autres. S’adressant spécialement au public étudiant, elle ne s’intéresse en effet qu’à la sous-location. Un créneau très précis qui semble trouver son public. Faisons le point !

Un concept reposant sur l’expérience des fondateurs

La start-up Smartrenting a été fondée en 2015 à Paris. À son origine, trois mousquetaires tout juste diplômés : Romain Bernard, Théo Vassoux et Thibault Martin. Ce dernier est actuellement le CEO de l’entreprise. Il se souvient lui-même de ses déboires immobiliers alors qu’il était étudiant, en 2014… Il était interrogé à ce sujet par BFM TV en 2016 :

Les étudiants sont presque toujours locataires dans les grandes agglomérations où ils effectuent leurs études. Mais entre les vacances, les stages ou le boulot, le taux d’occupation de leur appartement est tout sauf optimisé. C’est encore pire si les jeunes gens en question doivent prendre un second loyer ailleurs – à l’étranger par exemple… Pourtant, d’autres étudiants, des vacanciers ou des professionnels seraient demandeurs d’un studio pour quelques mois. La rencontre de ces différents besoins a donné naissance au concept de Smartrenting.

Nous connaissions les agences immobilières et les syndics de copropriété. Il existe aussi des enseignes spécialisées dans la gestion locative, comme Homega. Mais Smartrenting incarne une première en France en se consacrant à la sous-location. Comme pour tout segment ultra-spécifique d’un marché, l’antériorité est le meilleur des atouts. Il faut tout de même avouer que la start-up fait aussi un peu de location classique…

Comment fonctionne la sous-location via Smartrenting ?

Généralement, l’expression « sous-location » n’a pas bonne presse en France. En effet, nombre de baux locatifs l’interdisent, mais ce n’est pas toujours le cas. Or, est-il besoin de préciser que Smartrenting ne se consacre qu’à de la sous-location 100 % légale et à du meublé ? Cela signifie que l’autorisation du propriétaire est primordiale, même si le locataire voulant sous-louer doit lui-même faire des démarches auprès de cette agence start-up d’un nouveau genre.

La société Smartrenting permet à tout le monde d’être gagnant. Le propriétaire a moins de chances de perdre son locataire. Ce dernier, lui, n’a pas à payer deux loyers en même temps et il est encouragé à éviter tout procédé illégal de sous-location. Enfin, le sous-locataire peut loger de façon encadrée dans un logement qui aurait été indisponible ou mal géré sans cela. Voici une présentation vidéo du concept par ses inventeurs :

Smartrenting se passe de frais de dossier et de commission auprès du locataire qui touchera ce qu’il doit lui-même payer de loyer. L’entreprise offre son assurance. Elle se rémunère donc sur des frais répercutés sur le sous-locataire. Si vous êtes étudiant et que vous vous absentez pour au moins deux semaines, vous saurez à quelle porte frapper… !

En 2017, 10 000 sous-locations ont été rendues possibles grâce à l’interface Smartrenting forte de 12 salariés. À ce jour, la start-up est bien implantée à Paris, Bordeaux et Lyon. La revue Challenges l’a distinguée parmi ses « 100 start-up où investir ». On annonce pour 2018 une arrivée à Strasbourg, Aix-en-Provence et Nantes, grâce au million d’euros déjà levé. Divers partenariats devraient être passés avec de grandes écoles. Une nouvelle levée de fonds est prévue pour 2019 en vue d’une internationalisation.

Source :

Forbes

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