Loisirs Transport

Après les voitures, c’est au tour des bateaux de voler !

Le Mini 747 (monocoque d'une longueur de 6,50 m) en cours de fabrication. Source : seair.fr

On nous annonce depuis quelques années l’émergence des robotaxis et des voitures volantes. Divers prototypes ont déjà été mis au point dans différents pays – par Airbus notamment. SEAir, une jeune entreprise française, va plus loin en explorant de nouveaux éléments. Du coup, elle abandonne la terre au profit de l’eau, en souhaitant faire voler des vedettes de plaisance ! Un pari fou, qui mérite vraiment que l’on s’y arrête.

Pourquoi faire voler des bateaux ?

Le bateau volant n’est plus le projet théorique d’un savant fou. En effet, c’est non seulement l’idée d’une entreprise à part entière, et en plus de premiers prototypes ont été testés ou vont l’être. Par exemple, rendez-vous le 14 mars 2018 sur la Seine… Un événement qui devrait marquer les Parisiens qui y assisteront, ne serait-ce que par hasard.

La vedette de plaisance volante développée par la start-up SEAir est de type semi-rigide et fonctionne avec un vrai moteur thermique. Le tout ressemble à un parfait Zodiac, mais abrite une technologie inédite digne de Batman : ça flotte, mais ça vole également ! Contrairement à ce que l’on pourrait croire, il ne s’agit pas d’un gadget, mais d’une solution attendue pouvant rencontrer un public très large. Ce produit porte le nom de « Flying RIB ». En voici une présentation datant de juillet 2017 :

En fait, le but n’est pas de transformer des vedettes en hydravions qui s’envoleraient à plusieurs kilomètres au-dessus des eaux. Non, il s’agit de rechercher des économies d’énergie (et donc moins de pollution) en effleurant la surface de l’eau. Disons que c’est un système de flottaison et navigation améliorées, fonctionnant grâce à des foils. Ces derniers sont des éléments accrochés sous la coque pour surélever le Zodiac une fois lancé. Le bateau peut aller jusqu’à 20 voire 30 cm au-dessus de la houle (les foils restent en contact avec l’eau). On consommerait alors en moyenne un tiers de carburant en moins. Ce serait parfait pour naviguer sur les côtes ou pour mettre en place des lignes de taxis sur les cours d’eau et lacs. Le tout avec moins de mal de mer qu’une navigation classique.

L’envol de SEAir

Dans le développement de son produit, la start-up SEAir a pu s’inspirer des hydrofoils à l’œuvre en Grèce pour relier plusieurs îles, avec un gabarit beaucoup plus imposant. Son public cible est, très clairement, le secteur du tourisme ainsi que les compagnies de transport. Certaines vedettes pourraient transporter jusqu’à 15 passagers. Le tout pourrait également convaincre des services publics tels que les pompiers, les forces de l’ordre ou les douanes. Ce concept innovant retient toutes les attentions, et on comprend pourquoi :

SEAir est une société par actions simplifiée créée à Lorient au printemps 2016. La Bretagne était en effet tout indiquée pour un tel projet… Son fondateur et président est Richard Forest. Actuellement, l’entreprise élargit sa gamme, en proposant déjà un bateau de 5,50 m de long et un autre de 7. Une version faisant jusqu’à 8,5 m de longueur est annoncée pour 2019. Il existe également une édition limitée dessinée par Louis-Marie de Castelbajac.

En bref, ce bateau qui vole fera la paire avec le bateau qui roule !

Source :

RTL Futur

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