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Avec son nez artificiel, la start-up Aryballe Technologies a du flair !

Logo de la start-up Aryballe Technologies. Source : YouTube (vidéos dans l'article).

En Isère, l’entreprise Aryballe Technologies aurait tout aussi bien pu trouver un nom en rapport avec Cyrano de Bergerac… Mais il ne s’agit pas de proposer un « cap » ou une « péninsule » à ceux qui, pour une raison ou une autre, voudraient un appendice facial des plus imposants. Plus modestement, si l’on peut dire, cette start-up grenobloise a simplement inventé un nez artificiel aux performances incroyables…

À quoi sert un nez artificiel ?

De prime abord, nous aurions pu croire à une invention de la biotech destinée à révolutionner l’univers médical. Mais non, il ne s’agit pas d’un nez artificiel à greffer, comme l’on conçoit des cœurs artificiels. Ici, nous sommes en présence d’un nez artificiel ne ressemblant pas du tout à l’attribut humain que nous connaissons. C’est plutôt un gros boîtier, qui ressemblerait davantage à un appareil pour cartes bleues qu’à des narines.

Le nez artificiel conçu par Aryballe Technologies à Grenoble s’appelle « NeOse Pro ». Comme son nom l’indique clairement, ce produit s’adresse aux professionnels. Il entre tout juste dans l’étape de la commercialisation. Les premiers clients devraient être des entreprises travaillant dans le domaine des parfums, fragrances et autres arômes, avant de concerner un public de plus en plus large. Voici une présentation vidéo du projet de l’entreprise par les principaux intéressés, à savoir la direction :

Le NeOse Pro est l’aboutissement de la notion d’olfaction digitale. Facile à transporter et à manier, ce petit bijou de technologie applique l’imagerie par résonance plasmonique de surface au gaz. Le tout peut identifier des odeurs à la manière des nez humains, en une minute maximum top chrono.

Aryballe Technologies n’a pas fait les choses au pif

Tout commence en 2014, avec la création de la société anonyme Aryballe Technologies à Grenoble. Ses bureaux sont installés sur le campus d’innovations dédié aux micro-nanotechnologies du CEA (Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives) : le Minatec. À la baguette de la start-up, nous trouvons son fondateur, son directeur général et le président de son conseil d’administration : Tristan Rousselle. Il est épaulé par Delphine Pau à la direction financière.

Le nez artificiel NeOse Pro est la concrétisation de trois années de recherches. Il aura également fallu en 2016 une levée de fonds dépassant les trois millions d’euros. Parallèlement, cette année-là, cette start-up était à Lyon distinguée par les Trophées de l’Innovation Bref Eco :

En 2015 déjà, la société enregistrait un chiffre d’affaires supérieur à 200 000 €. Ces chiffres sont appelés à être largement améliorés avec la commercialisation du premier produit phare d’Aryballe Technologies.

La start-up a la très belle ambition de dominer son marché de niche à l’échelle française, continentale puis internationale. Son site vitrine donne la part belle à l’anglais, de façon à conquérir des clients et partenaires partout dans le monde, sans se limiter à la sphère francophone. Tous nos vœux de réussite !

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